Par peur ou par méchanceté?

Le Métro de Montréal offre souvent des scènes pleines d'enseignement pour les plus érudits et surtout pour les théoriciens de la haine et du racisme. 

Il m'est souvent arrivé de rencontrer des parents voyageant avec des enfants dans des poussettes. Il y a une dizaine de jours, à la station Honoré Beaugrand, un père aux apparences musulmanes est entré dans la rame où je me trouvais, en poussant un garçon d'environ trois ans. Le garçon était particulièrement bouillant; il criait bien fort pour signifier qu'il voulait marcher tout seul; il répétait haut et fort «Non|||» Mais Papa semblait habitué à ce genre de situation et restait imperturbable. 

Soudain, le grand «Noniste« a aperçu, dans une autre poussette, une fillette aux traits asiatiques, toute sage et bien blottie confortablement dans son moyen de transport. Ce qui a suivi m'a émerveillé. Le garçon a vite oublié ses revendications; il a souris à la fillette qui lui a rendu le sourire. Celle-ci s'est animée et a commencé à parler dans une langue que je ne comprenait pas. Le garçon a fouillé dans ses poches pour en sortir un morceau de chocolat qu'il a immédiatement tendu à la fille. Les deux ne se souciaient plus du monde environnant. 

Je me souviens encore de cette image, et je revois deux êtres qui se croisent pour la première fois et qui commencent à se parler sans qu'ils parlent nécessairement la même langue, traversant toutes les barrières de couleurs, de culture, d'origine... pour s'apprécier mutuellement. De là à me poser quelques questions sur le monde où je vis. 

Quelles sont les fondements de la crise centrafricaine? Une sorte de haine semble s'être installée entre musulmans et non-musulmans, bien que les politiques et les personnes dites intellectuelles continuent d'affirmer que la religion n'a rien à faire là-dedans. Oui, bien sûr que non. Mais il y a lieu de croire qu'il y a une construction qui fait que certains commettent des crimes au nom d'une appartenance religieuse supposée. Les cadavres qui ont jonché les rues de Bria en mai et en juin 2017 nous montrent jusqu'où peuvent aller les personnes animées par la haine. Je reviens à cette question que je me pose souvent: A qui profite le crime?

En tout cas pas à Dieu. En tout cas pas à Allah. En tout cas pas à Mohammet, et encore moins à Jésus-Christ. Ce qui se passe ressemble à bien des égards au crime organisé, avec des chefs prêts à tout pour protéger leurs territoires. Le bien-être des habitants de ces territoires importe peu. Ils peuvent ne pas avoir accès à l'eau, à la nourriture, aux soins de santés, à l'éducation... tant que les chefs préservent leurs privilèges. 

De plus, cette soif de sang n'amène vers aucun paradis. Ce sont des sacrifices à Satan. Des innocents sont sacrifiés sur l'autel du Diable et de ses démons. Ces cadavres mangés par les cochons et les chiens à Bria et ailleurs ne crient pas vangeance, mais ils crient justice. 

 

ETS La Colombe

Vous voulez du bon vin et de la bonne bière au quartier Sica 3 - Benz VII, La Colombe vous attend. C'est sur l'Avenue de France, près du Pont des Castors. Les prix sont vraiment abordables.

La frénesie de Noël à Bangui

Ce matin, j'ai eu le privilège de me promener dans la ville de Bangui. Déjà en prenant mon taxi jaune au Croisement Sica-Benz Vii, je sentais une chaleure humaine inhabituelle, qui s'est graduellement rehaussée au fur et à mesure que je m'approchais du 1er arrondissement et du PK 0. 

Ce specitable m'a réchauffé le coeur, si l'on sait qu'il y a encore trois ans, à pareille date, les gens cherchaient où se cacher, terrorisés par le bruit des canons qui avaient pris le contrôle de la coquette capitale. Un brin d'espoir qui signifie que, quel que soit la longueur de la nuit, le jour finira par apparaître. 

Certains me diront que rien n'est certain. Moi je leur dirai que j'y crois; je coirs en la vie, je crois en la victoire de la paix, je crois en vous, frères et soeurs et je crois en vous, cousins et cousines, qui êtes venus nous secourir. La voie est toute tracée pour un paix durable. 

En tout cas, tout est possible à celui qui croit, et les personnes joviales, les commerces flamboyantes encombrant toutes les rues et ruelles du centre-ville, le marché chinois bondé de monde, les fonctionnaires cravatés et costumés du plateau présidentiel et des ministères environnants, tous témoignent que la paix, c'est Nous. Nous tous, déposant les armes et cherchant à nous réjouir de la joie de vivre. 

La seule question qui se pose, et qu'un sage rencontré dans un magasin de gros du Centre-Ville, est qu'il semble y avoir plus de vendeurs que d'acheteurs à Bangui. Mais, faisons la fête d'abord, puis, quand les arbres de Noël auront été rangés, nous chercherons dans nos méninges d'autres façons de créer la richesse. 

Soyez tous bénis. 

 

Félicien

C'est bientôt Noël

Encore Noël... Enfin Noël. Période de réjouissances, de dépenses, de résolutions tenues et non tenues, de changements qui changent tout ou ne changent rien, de réflexions et de récrimination, de méditation et de réengagagement avec l'Emmanuel, d'actions de grâce et de renouvellement spirituel, ou de réglements ce comptes, de peur, d'incertitude????... Bref, chacun a son Noël?

Je ne veux pas soulever des questions. Je vais tout juste constater que les jours avancent, lesl années aussi, et que pour beaucoup, c'est le même cycle qui commence, sans apporter de réels changements aux niveaux personnel, professionnel, familial, spirituel, financier, relationnel, social. Dans certains cas, la situation devient pire au fil des ans, et l'on commence à conjuguer ses verbes à l'imparfait. Dans ce cas, Noël ou pas Noël, la galère gangrène tous les aspects de la vie, pour les individus, et souvent pour les nations. 

Cependant, nous pouvons vaincre la fatalité. Et il existe des individus et des pays qui avancent, et qui, chaque année, à l'heure des bilans, dresse un tableau merveilleux. Je suis de ces individus là. Et il ne peut pas en être autrement, depuis que j'ai décidé de voir en moi et dans mon prochain l'image du Créateur. Chaque jour est pour moi un merveilleux cadeau, qu'il pleuve ou qu'il neige, qu'il y ait électricité ou pas, qu'il fasse un chaleur torride comme on en connaît souvent à Bangui. Une nouvelle journée est une bénédiction, et aujourd'hui, ce n'est pas hier. Je vis aujourd'hui dans l'instant présent. Le passé est parti et le futur n'est pas là, mais le présent est perpétuellement présent. Ceux qui ont compris cette réalité se réjouissent en tout temps, et donc peuvent fêter Noël comme une occasion de se réjouir avec la famille, les amis et le voisinage. 

Si vous m'avez bien compris, mon Créateur est parfait, et il ne fait que ces créatures merveilleuses. Je suis donc une créature merveilleuse. Je l'ai compris. Et j'ai aussi compris que, toi aussi, mon voisin, mon frère, ma soeur, mon semblable, tu es une créature merveilleuse. Quand je te vois, je vois l'image de Dieu. Tu peux être Banda ou Mandja ou Sango ou Yakoma, tant mieux, tu es une créature merveilleuse. Car celui qui t'a créé l'a voulu ainsi. 

Et cela m'amène à te dire que je t'aime. Voila, je souhaite que tu comprennes que seul l'amour et de l'ordre naturel. Étant tous merveilleux, et ayant tous le visage du créateur, malgré notre diversité, nous ne devons que nous aimer. Seleka, Balaka, etc., le moment est venu de prononcer les seuls paroles qui peuvent délivrer la RCA. Ce sont les paroles d'amour. Tu ne peux pas prétendre aimer la Centrafrique sans aimer les Centrafricains. A mois que tu te battes seulement pour les mineraies...

Noël 2016 passera à l'histoire si nous voulons en faire une vraie occasion de nous redécouvrir tels nous sommes, de nous aimer, puis de nous entraimer. L'amour est une puissance qui libère et qui enrichit. 

Je vais vous laisser cette phrase de Nelson Mandela: La rancoeur, c'est comme prendre du poison, et penser que c'est notre ennemi qui va mourir. 

Joyeux Noël à Tous, et à Toutes. 

Certaines personnes ne parlent pas le matin avant de se brosser les dents ou de prendre le petit déjeuner. Un matin, mon petit-fils qui avait passé le nuit chez nous se lève de son lit. Il vient vers moi et se colle à moi pour me souhaiter le bonjour. Je lui adresse la parole, mais il ne fait que me regarder et sourire. 

Plus tard dans la journée, il s'épanouit, rit, court, chante, cause avec vivacité. J'en profite pour lui poser une question. En fait, je voulais savoir pourquoi il n'avait pas voulu me parler le matin. Et lui de me répondre: Je suis comme ça! Tu peux demander à ma Maman, je suis comme ça!

Quand j'y pense, je me rends compte qu'il n'est pas la seul à dire: Je suis comme ça. D'autres disent: Tu ne me connais pas!!! Ce que tu dis là, c'est que tu ne me connais pas! C'est dans la famille. Je tiens cela de mon père. 

Comme pour dire, je ne peux pas changer. Je suis tel que je suis. Et c'est sans issue. Une sorte de condamnation acceptée. Tu es mauvais, mais tu ne l'admets pas. Et quand tu l'admets, tu mets cela sur le dos de la famille. Si mon père est mauvais, suis-je vraiment condamné à être comme lui?

La question se pose de savoir si notre destinée est régie par nos circonstances. Ma conviction est que personne n'est obligée de répéter l'histoire de ses parents. Tout le monde est capable de rééecrire son histoire, de changer sa vie pour mener celle que l'on veut vraiment. 

Avec le développement personnel, la formation de caractère, l'amour et le pardon, etc., tu peux t'approprier ta destinée et vivre tes rêves, y compris les plus fous. Si tu doutes, je t'invite à une rencontre individuelle gratuite. Si tu es à Bangui, appelle moi au 72602866 ou passe me voir sur l'Avenue de France, près Pont des Castors, à côté de ETS LA COLOMBE. 

Bon weekend à tous

En-tête

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte. Je suis un endroit ou vous pouvez raconter votre histoire et vos visiteurs peuvent savoir un peu plus sur vous.

La nouvelle version de moi-même

Chaque jour que je vis est nouveau pour moi, et j'en suis très reconnaissant envers mon Créateur, qui renouvelle en moi le souffle de vie. Maintenant je sais que chaque jour, je suis une nouvelle version de moi-même. Mais je fais tellement d'effort pour rester celui que j'étais hier. Je dis et je répète: "Je suis comme ça".

Je sais que je ne suis pas le seul à dire à qui veut l'entendre: "Je suis comme ça". Et les autres disent: "Il est comme ça". Une sorte d'étiquette. Mais cette version que je m'efforce à garder n'est pas du tout authentique. Elle est la résultante d'une éducation qui fait tout pour m'aliéner ma vraie identité. Une éducation qui m'apprend à valoriser les apparences. A m'identifier avec ce que je fais et à ce que je possède. 

Ce dimanche 20 novembre, j'ai fait la connaissance de deux nouvelles personnes. La question qui m'est souvent posé dans ce genre de circonstance est: Que faites-vous dans la vie? On cherche mon titre. Mais je n'ai pas de titre, et cela peut s'apparenter à une faute lourde dans une société qui juge par les titres et les possessions. Je refuse d'être identifié à ce que je fais ou à ce que je possède.

Alors quoi? Je suis, puis je fais, puis je possède. Maintenant, je suis à la recherche de Moi, de cette personne que je suis, cette personne qui a été enfouie sous les apparences. Je veux retrouver cette homme qui pleure.... et qui rit. Cette homme qui se glorifie de ses faiblesses, mais aussi de ses forces. Cette créature merveilleuse faite à l'image de son créateur. Cet Être spirituel qui vit dans un corps physique. Cet Être plein d'amour et de compassion, cette source de paix et de pardon, cet océan de joie et d'abondance. Je veux me débarasser des apparences, pour être cette version authentique de moi-même, débarassée de tout ego.

C'est là ma nouvelle passion: retrouver ma véritable identité. Retrouver ma version authentique. Pour y arriver, je dois chaque jour me renouveler. Hier, c'est fini la nuit dernière. 

 

 

La faute des autres

Ce dimanche 13 novembre 2016, en me rendant à Gobongo (que j'appelle parfois Bogombo) en taxi, un passager m'a fait réaliser combien la haine peut rendre aveugle. 

Un grand Monsieur bien en chair avec T-Shirt et casquette blancs d'une ONG internationale a fait ces commentaires o combien xénophobes quand nous sommes passés près d'une scène d'accident impliquant un véhicule des Nations-Unies. Le Grand Monsieur a immédiatement affirmé que le véhicule UN était probablement fautif, car, disait-il, tous ces types qu'on nous amènent ne valent rien. Il a ajouté que c'était certainement un rwandais qui conduisait le véhicule. 

Je ne vais pas m'étaler sur tout le discours du Monsieur, qui prenait à témoin une dame assise à côté de lui malgré elle. Cependant, celle-ci a quitté le taxi avant tout le monde, en prenant le soin de payer deux places, la sienne et celle du Monsieur. Comme personne d'autre n'était intéressé aux paroles expertes du Monsieur, le flot s'est arrêté, et nous avons pu cheminer tranquillement, en silence, jusqu'à destination. 

Je me suis rappelé des paroles d'un type de nationalité congolaise, domestique d'un centrafricain d'origine rwandaise, et qui dort sous mon toit (j'ai du sang rwandais à 100%), affirmant qu'il lui ferait plaisir de torturer un rwandais. J'ai en même temps regretté que ceux qui profitent du chaos actuels font tout ce qu'ils peuvent pour perpétuer la situation. Il y a lieu de se poser quelques questions.

1. Pourquoi ces troupes étrangères sont-elles là? Nous connaissons peut-être la réponse, mais beaucoup de personnes préfèrent mettre tout sur le dos des étrangers. Si effectivement la faute est aux étrangers, nous avons encore des siècles de souffrances à endurer, car cela veut dire que seuls les étrangers peuvent nous ramener la paix, alors que nous, nous sommes en train de les regarder. Si nous on n'est pas responsable, alors nous ne sommes pas capables de nous en sortir. 

2. Qui est responsable? Certains disent: les rwandais. Comme ce serait simple de trouver la solution! Ce que je crois savoir, c'est que la situation actuelle résulte d'une longue histoire commencée il y a plusieurs décennies.

3. A qui profite crime? Il existe partout à travers le monde, des pécheurs en eaux troubles. Il est évident, en ce qui nous concerne, qu'il existe des intérêts protégés par le chaos. Y aurait-il des perdant si la paix revenait? Je pense à certaines personnes qui devraient répondre de leurs actes criminels, par exemple. 

Certains ont envoyés leurs enfants étudier à l'étranger, et ils s'en fichent si l'éducation ne fonctionne pas en RCA. Ils envoient les enfants des autres dans les rues, alors que les leurs sont à l'école. Ils envoient les autres se faire tuer, alors qu'eux-mêmes restent chez eux ou dans les studios des radios. 

Si les troupes UN partent, certainement que Bangui serait la cible d'attaques pour prendre le pouvoir à Bangui. Je me demande pourquoi tout le monde veut aller à Bangui, en oubliant que la RCA, c'est aussi Obo, Bangassou, Bria, Ndélé, etc. Ces parties oubliées de la RCA méritent aussi l'accès au développement. Le pays, ce n'est pas seulement la capitale, à ce que je sache. 

4. Pourquoi la haine? Elle ne sert à rien, sinon à corrompre nos coeurs et à réduire les gens à l'inaction. En semant la haine, il n'est pas étonnant que l'on récolte la division, la pauvreté et l'ignorance. 

Ma paix en RCA

Ma vie en RCA a commencé il y a de cela 29 mois, avec des séjours de plusieurs mois à Kaga-Bandoro, Dekoa, Sibut et Bangui. Dans cette contrée que journalistes et experts décrivent comme un endroit dangereux, Dieu m'a permis de découvrir les dimensions insupçonnées de mon être, notamment en me permettant de visiter mes propres vulnérabilités et valeurs. Désormais, je vois chaque jour l'image du Créateur dans chaque personne que je croise.

Je suis maintenant disponible pour te rencontrer à Bangui, toi qui vit en RCA, et qui ne voit pas du tout le bout du tunnel. Je vais partager avec toi mon espérance pour ce beau et riche pays, mais aussi pour toi. Voici mes coordonnées:

Tel: 72602866; 75214035

Email: felicien.ntakiyimana@yahoo.com

A votre disposition

Vous avez peut-être entendu parler de développement personnel? La notion et ses connotations sont grandement connues en milieu occidental, principalement en Amérique du Nord, tandisque les africains d'Afrique sont encore en train de comprendre qu'ils sont seuls responsables de ce qui leur arrive, et qu'eux seuls peuvent et sont capables de résoudre leurs problèmes. 

En fait, la question est de savoir qui prend les décisions dans notre vie personnelle et collective. Je me propose de cheminer avec les personnes qui le voudront afin de prendre en main notre destinée, en apprivoisant ou en redécouvrant des techniques simples pour devenir authentiquement ce que nous sommes vraiment. 

J'offre donc des outis de développement personnel. Vous pouvez me rejoindre à Bangui via Internet felicien.ntakiyimana@gmail.com

Bien cordialement,

Felicien Ntakiyimana

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